Sidi M'hand Oumalek
Sidi M'hand Oumalek, est un Saint qui, après un passage à Hendou, s'est établi à la fin du XVème siècle dans le village qui est nommé aujourd’hui Tifrit n'Ath Oumalek. Sa zaouïa fut fondée, selon les sources, en 1467 ou en 1496 (les écrits retrouvés font réference à une fondation en 870 de l'Hégire et d'autres en 902). Il semblerait que la controverse porte sur la date de l'édification du mausolée et celle du lieu de culte. ![]()
Le Tombeau de sidi M'hand Oumalek
Postérité
Après sa mort, Sidi M'hand Oumalek laissa quatre fils.
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Les At mhand oumalek; Sidi Mouffok, Sidi Mouhoub Embarek, Sidi Cherif et Sidi M’hend Saïd Ameziane.
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Sidi Mouffok s'est installé a Tighzert dans le douar de Zekri et y laissa son fils Mhand elmouhoub à Targa Hyoun.
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Sidi Mhand elmouhoub laissa 4 Fils : Saddik, Hand(sans postérité) qui se sont installé a Taaroust dans le douar de Zekri; ainsi que Mouffok et Bessaa.
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Saddik a son tour eu 6 Fils, les At saddik oumhand : Tahar, Saadi, Djoudi, Hand, Mouhoub et Mohand.
Un des autres fils de Sidi M'hand Oumalek est enterré a Abizar chez les Izarazen.
La descendance de chacun s'est éparpillée entre les douars de Zekri (Targa Hayoun et Taaroust), d'Adekar (Hameau des Aït Malek), des At idjeur (Tifrit) et des Izarazen (Quartier des Aït Malek à Abizar).
Tradition At mhand oumalek
La tradition familiale garde intacte le souvenir d’un Mouheb (1824) qui offrit l’hospitalité à un pacha turc -l'Agha Yahia caïd de la Sebaou- en tournée dans la région. Ce dernier pour le récompenser édifia un sanctuaire en l’honneur du saint fondateur à Tifrit n'Ath Oumalek.
Certains écrit récent font de Sidi M'hand Oumalek un arrière petit fils de Sidi abdeslam ben Mchih. Les faits avéré sont que, Sidi M'hand Oumalek est le fils de Malek, inhumé à Tizemourine (chez les It Yala). Il serait possible que ce dernier soit un descendant d'Ahmed fils de Abdeslam ben Mchich.
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Abdeslam Ben Mchich Alami (عبد السلام بن مشيش العلمي)
est un saint soufi (1163 - 1228 soit 559-626 de l'hegire), originaire de la région de Béni Arouss dans la région du "jbel" au Sud de Tanger. Du XIIe siècle jusqu'au XIIIe siècle, le saint homme se retira a jabal La'lam où est situé actuellement son mausolée.
Au début de chaque juillet de chaque année les chorfas Alamiyine commencent à célébrer le moussem de ce saint connu pour être le sultan des Jbala, le protecteur de la vallée.
Il fut aussi l'initiateur de Abou Hassan al-Chadhili au soufisme.
Moulay Abdeslam ben Mchich Alami est d'une auguste descendance puisque c'est un Idrisside, descendant de Al Hassan.
Al-Huwwât, Rawda, 602
"Le raisonnable ne se laisse pas entraîner par sa plume, car les mots n'expriment pas toujours ce qui habite les cœurs, d'autant plus que le sujet est glissant , et que ce qui est de l'ordre de la tradition n'appelle pas l'interprétation. Il y a eu parmi ses descendants et ceux de ses frères et oncles un nombre incalculable de savants confirmés qui se sont arrêtés aux limites de ce qui a été rapporté à son sujet, et ils n'ont consigné que ce qui revient à sa généalogie, à sa voie, à ses vestiges au Alam, à sa tombe, aux circonstances de son assassinat, au désaccord sur la date de sa mort, et à ce qui a été rapporté par ceux qui ont fait connaître son disciple, le pôle Abû-l-Hasan al-Shâdili, concernant ses conseils et ses dires. Quant à sa prière authentifiée et connue dans toutes les régions du monde, la beauté de sa rhétorique frise l'inimitable, et tous ceux qui la récitent témoignent de ses effets bienfaisants."
Etude d'Ibn Mashîsh
Nous connaissons peu de chose sur les enseignements qu'il a suivi, nous ne trouvons que de rares indications éparses dans les notes biographiques.
Al-Lhîouî dans Hisn al-salâm dit : « Quand Moulay Abdeslam est arrivé à l'âge d'apprendre, son père notre seigneur mashîsh le fit entrer dans une école coranique. A l'âge de 12 ans, il a déjà appris le Coran dans sept versions phonétiques auprès -dit-on- du saint vertueux Sidi Salim enterré dans la tribu Bani Yûsuf. On rapporte également que parmi ses maîtres en matière de sciences religieuses, figure le vertueux faqih al-haj Ahmad sit Aqatrân enterré à proximité du village Aburj dans la tribu des Akhmâs, non loin de Bab Taza. Il a reçu de lui les sciences juridiques selon la mudawwana, vulgate de ladoctrine malikite ». Il a eu trois autres maîtres dans l'apprentissage du Coran, son frère al-haj Mûsa al Ridâ, le cheikh Muhammad ibn Ali al-Misbahi et al-Hasan al-Dawâlî enterré à la grande mosquée de Ouezzane. Quant à son initition spirituelle, elle fut l'œuvre de Abd al-Rahman al-Madanî al-Hassanî surnommé al-Zayyât.
L'assassinat d'Ibn Mashîsh
C'est pendant la décadence almohade, Ibn Abî al-Taouâjin était le gouverneur du sultan Yahya al-Mutasim, s'est déclaré prophète et a vu en Abdeslam un ennemi et dans son activisme un sérieux obstacle à ses projets. Selon Ibn Zâkûr:"La raison qui a fait d'Ibn Abî al-Taouâjin l'ennemi du pôle est qu'il a imaginé à travers sa sorcellerie et sa fausse prophétie que celui qui le tuerait est un saint. Il pensa donc à Sidi Abdeslam car il n'y avait en son temps et en cette contréé personne qui soit qualifié de saint comme lui, d'autant plus que la distance entre eux était courte...". Il a été assassiné un peu au dessus de la source où il avait l'habitude de faire ses ablutions. Le mausolée de moulay abdessalam est au Mont Alem.
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